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Le concept de ressource rare est relatif

por | 01/01/2007 | Amazônia, Sustentabilidade

Artigo publicado originalmente em Um Monde de Resources Rares – A world of scarce resources, Rencontres économiques d’Aix-en-Provence 2006, do Le Cercle des Èconomistes. (pág. 315)

Les forêts tropicales sont une ressource rare. Pour qui? Je crois que pour les communautés et la population locale de l’Amazonie, par exemple, la terre libre pour planter est une ressource rare. Pour le monde, rares sont les forêts qui peuvent offrir des services environnementaux comme les climats, la rétention du CO2, la bio-diversité, la protection de l’eau douce, les paysages… Le concept de ressource rare est donc très relatif. Cette relativité amène des conflits dansplusieurs domaines. Les institutions, les règles du jeu ne sont pas les mêmes pour ceux qui vivent à l’intérieur ou à l’extérieur de la forêt.

Au niveau local, couper du bois, c’est culturellement correct, acceptable; cela fait partie de l’histoire et ce n’est pas la cause principale de la déforestation. Mais c’est une porte d’entrée pour l’augmentation de la déforestation. La terre continue à être une ressource rare pour l’élevage et l’agriculture à grande échelle. Au niveau mondial, la forêt est une ressource rare. Malheureusement les lois ne sont pas suffisamment fortes et complètes pour garantir la protection des forêts.

La corruption et les oligarchies régionales sont des forces contraires à la mise en œuvre des lois de protection environnementale. Mais le problème n’est pas seulement lié à l’application de ces lois, il y a d’autres composantes. Les droits de propriété de la terre sont très fragiles et compliqués, et provoquent des discussions au niveau des provinces et au niveau fédéral. Il y a une multitude d’organes publics qui ne s’entendent pas. Il y a une discussion idéologique complexe sur l’utilisation et la propriété de la terre. Le mouvement des Sans-terre, par exemple, est un allié de la déforestation.

Un autre point, ce sont les prix. Ce qui est rare doit avoir un prix. La terre libre a une valeur, elle offre des alternatives, des rentes à la population pauvre. La forêt en pied n’a pas un prix, au contraire elle a un coût. Et pour survivre, elle impose des coûts de transaction énormes. Une analyse plus profonde des coûts de transaction dans le domaine des ressources forestières rares est indispensable, à mon avis.

Les bois tropicaux provenant de l’informalité et de l’illégalité ont un prix très bas. Et les marchés hypocrites veulent la forêt, mais achètent des meubles en bois tropicaux d’origine prédatrice. La traçabilité et la certification peuvent être une solution. Ce sont des mécanismes de marché pour renforcer l’application des lois environnementales. Les prix de la forêt en pied doivent être comparables à ceux de la terre libre.

Les novations peuvent avoir un rôle important pour la création de nouveaux services et produits. Les certificats des charbons en sont un exemple.

Le temps est un autre aspect de ressource rare; la gestion durable de la forêt en pied est de long terme, la déforestation est de court terme. Sans vouloir opposer long terme avec valeur et court terme, comment équilibrer ces forces?

Comment équilibrer l’intérêt des stakeholders locaux, communautés, oligarchie avec ceux des stakeholders internationaux, indirects, comme les ONG par exemple?

L’Amazonie, c’est à nous, comme on dit au Brésil. C’est une vision du développement national. Il y a vingt millions d’habitants en Amazonie brésilienne et des questions globales. Qui paye le plus?

En synthèse, nous avons un problème institutionnel à plusieurs niveaux : la culture locale, les lois environnementales, les droits de propriété, l’application de la loi, la gouvernance mondiale, et, plus profondément, la question de valeur et du temps. La terre court terme, institution faible, la forêt, long terme comme institution émergente, toutes les deux comme ressource rare.

Roberto Waack | Orsa Florestal

[Foto: zeedoo/Pixabay]

 

ROBERTO S. WAACK

É membro dos conselhos da Marfrig, Wise Plásticos, WWF Brasil, Instituto Ethos, Instituto Ipê e Instituto Arapyaú e visiting fellow do Hoffman Center da Chatham House (Londres). Tem uma longa carreira como executivo e como empreendedor, tendo atuado em empresas nas áreas farmacêutica, de biotecnologia e florestas. Foi CEO da Fundação Renova, entidade responsável pela reparação do desastre de Mariana (MG), co-fundador e CEO da Amata S.A. e CEO da Orsa Florestal, além de diretor da Boehringer Ingelheim e Vallée. S.A. É cofundador da Coalizão Brasil Clima, Florestas e Agricultura. Atuação profissional com concentração em governança, planejamento e gestão estratégica, gestão tecnológica&inovação e sustentabilidade. Formado em biologia e mestre em administração de empresas pela USP.

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